mercredi 13 novembre 2013

ACHOURA

1er muharram 1435

Une nouvelle année débute. Selon le calendrier musulman, nous sommes en 1435. Aujourd’hui pour les uns, demain pour les autres.


L’an 1434 de l’Hégire a pris fin hier dimanche 3 novembre 2013 pour certains. L’an 1435 débute aujourd’hui dans plusieurs pays musulmans, dont le sultanat d’Oman et l’Arabie saoudite.


Terminons en rappelant que le mois de muharram fait partie des quatre mois sacrés en islam, avec les mois de rajab, de dhul qi’da et de dhul hija. C’est aussi le mois pendant lequel il est très fortement conseillé de jeûner le 9e et le 10e jour, ou le 10e et le 11e jour. Il s’agit du jeûne de achoura.


1er muharram 1435, aujourd’hui cherchons la lune


Nous sommes le 29 dhul hijja 1434. Des comités locaux doivent ce soir observer le ciel à la recherche du croissant de lune. C’est indispensable.


Nous sommes aujourd’hui le 29 dhul hijja de l’année 1434. Demain ou après-demain, selon que ce mois compte 29 ou 30 jours – les mois du calendrier musulman sont lunaires et non solaires comme dans le calendrier chrétien –, ce dimanche sera donc soit le dernier soit l’avant-dernier jour de l’année. Dhul hijja est à l’année islamique ce que le mois de décembre est à l’année grégorienne.


Dans de nombreux pays, et pas seulement pour le mois de ramadan, des comités locaux scrutent le ciel le 29e jour de chaque mois pour déterminer le début du mois suivant. C’est le cas d’ailleurs sur l’île de la Réunion, département français d’outre-mer.


En France, dans l’Hexagone, cette pratique nécessaire est malheureusement délaissée. Pour autant, il n’y a pas de fatalité en la matière. Il suffit de joindre la parole à l’action et qu’un peu partout sur le territoire des jeunes gens forment des groupes d’observation du ciel.

  
On peut imaginer ensuite que ces groupes forment à leur tour par département ou par région des comités locaux. Avec le temps, ces comités formeraient une fédération de comités d’observation du hilal (croissant de lune).

Une telle initiative permettrait non seulement de répondre à l’exigence du respect de la tradition prophétique telle qu’elle a été très fortement exprimée la veille du mois de ramadan dernier, mais encore, ce faisant, d’éviter de revivre le psychodrame qui a occupé la communauté musulmane pendant des jours.


La communauté musulmane est assez mûre pour se prendre elle-même en charge, sans attendre que des pays étrangers lui indiquent les modalités de sa pratique. Soyons à la hauteur.


Si dans votre mosquée vous avez décidé de mettre en place un tel groupe chargé d’observer le ciel, notamment aujourd’hui, faites-nous en part en commentaire.


SOURCE www.arabnews.com/news/472761